Je n'entends pas un bruit : ni pleurs, ni hurlement.
C'est un calme étrange qui emplit l'atmosphère ;
Alors, un peu sonné, égaré, je me terre
Dans un long mutisme — mon seul apaisement.

J'ai beau me tenir droit, silencieusement,
Chaque discours, pensée, murmure, commentaire,
Oui, chaque impression est un pas supplémentaire
Sur le sentier qui mène à mon effondrement.

Si je le sais dormir d'un éternel sommeil
Et qu'il ne reverra plus jamais le soleil,
Je ne réalise toujours pas son absence.

Si j'entends encore ses rires, ses humeurs,
Ils ne font que trahir ces sinistres horreurs :
Son corps rigide, froid, et son profond silence.